Oswald Sallaberger Chef d'orchestre
Oswald Sallaberger
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Oswald Sallaberger

Chef d'orchestre

On pourrait volontiers imaginer que sa solidité physique et son énergie débordante lui viennent de son Tyrol natal. Que son parcours de musicien est presque une évidence puisqu’il est autrichien et voisin du salzbourgeois Mozart. Que son aisance dans le répertoire germanique tient de l’atavisme. Il serait pourtant bien réducteur de résumer Oswald Sallaberger à de simples clichés. Car le chef a depuis longtemps quitté les montagnes d’Innsbruck pour choisir une contrée sans frontière, celle de la passion musicale et de son partage.
C’est bien ce qui frappe lorsqu’on le rencontre ou qu’on le voit diriger. Cette générosité à l’égard de ceux qui l’entourent, instrumentistes de l’orchestre ou public. Sans doute a-t-il subi l’influence bienfaitrice de Leonard Bernstein, l’un de ses maîtres ? Ou bien souhaite-t-il simplement transmettre le bonheur rencontré auprès des grands chefs qu’il a côtoyés, les Sandor Vegh, Pierre Boulez, Claudio Abbado ou Michael Gielen ?
Qu’importe. Oswald Sallaberger vit la musique comme une communion et cela lui a permis de se distinguer à de nombreuses reprises. En recevant le prix de la Fondation Herbert von Karajan (en 1993) qui récompense les jeunes chefs d’orchestre. Ou en effectuant à vingt ans sa première grande tournée à l’étranger en se produisant notamment au Carnegie Hall de New-York avec l’Orchestre de Chambre autrichien. Cela n’est qu’un début. Il enchaîne ensuite les productions au Festival de Salzbourg, à l’Opéra de Berlin (Lulu), à Vienne (Thomas Chatterton de Matthias Pintscher), à Linz (Fidelio) à Lucerne et Munich (Cosi fan Tutte) ou à Bâle (Pelléas et Mélisande). La liste n’est pas exhaustive. Elle serait très longue. Ce qu’il faut retenir, c’est l’ouverture d’un chef dont la curiosité inextinguible emprunte tous les chemins, du répertoire classique et romantique à la musique contemporaine.  Il le fait depuis maintenant dix ans à la tête de l’Orchestre de l’Opéra de Rouen en tant que directeur musical. Une décennie lui ayant permis de refonder totalement la phalange grâce à un projet ambitieux dont le rayonnement dépasse sa région d’adoption et le conduit sur les grandes scènes de France et d’Europe.

Cette saison, Oswald Sallaberger dirigera :

Jenufa, le 27, 29 et 31 mai 2011

Beethoven, Fauré, le 2 et 3 avril 2011

Beethoven compose, le 13 avril 2011

Beethoven : Triple concerto, le 21 avril 2011

Cette saison, retrouvez Oswald Sallaberger dans les concerts de musique de chambre :

Concert Baroque, le 28 novembre 2010

Mozart, Beethoven, le 18 avril 2011